Les radios de Lorraine et le tout numérique

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La CRAL (Coordination des Radios Associatives de Lorraine) a tenu son Assemblée Générale dans les locaux du Conseil Général de Meurthe-et-Moselle le 14 janvier dernier. L'occasion de faire le point sur les évolutions, voire les révolutions à venir.

PICT0012.JPGLe passage de la radio en numérique inquiète les radios de Lorraine, tant sur le choix de la norme T-DMB pour émettre sur les bandes 3 et L (nouvelles normes dévolues à l'usage de la radio numérique) qui va coûter le plus cher ; tant sur l'annonce de la suppression de la publicité sur la plupart des chaînes de la télévision publique... « Je suis très pessimiste. Nous vivons grâce au Fonds de Soutien à l'Expression Radiophonique (FSER) qui est déjà une taxe sur les régies publicitaires nationales. Il n'y aura pas deux fonds de soutien. Il pourrait ne rien rester pour les radios. » explique le président de la CRAL André Dejaune, qui préside également l'ACT-Radio Déclic. La coordination réunit la quasi totalité des radios associatives de Lorraine.

Thierry Cordier président de Radio Aria à Longwy voit un avenir moins sombre : « Les radios locales ont fait leur trou. Personne n'a intérêt à les voir disparaître ! », « Nous sommes les seuls à parler de la vie locale, à ouvrir nos micros aux élus locaux » insiste Raymond Dechez, directeur de Radio des Ballons au Thillot, ce que confirme Mathieu Klein, vice-président du Conseil Général 54.

Le dossier de la radio numérique mobilise : « Les normes sont choisies. Place maintenant à la face active ». Une délégation de la coordination a été reçue par le Comité Technique Radiophonique (CTR) du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA). « Ce qui va changer pour l'auditeur dans quelques mois pour les grandes villes, dans trois ans pour les zones rurales, c'est d'abord l'arrivée d'une nouvelle génération de récepteurs. Ce nouveau mode d'émission ne nécessitera plus que d'afficher le nom de la radio pour la capter. Un écran permettra de recevoir des images (photos des chanteurs, cartes météo, web-cams...). Ainsi la radio et la télévision vont se rapprocher. L'auditeur aura la possibilité de podcaster c'est-à-dire d'écouter l'émission de 7h (à 18h par exemple) » expliquent les membres de la délégation.

« Pour nous le gros souci reste le multiplexage. Théoriquement il y aura beaucoup plus de radios écoutables partout., mais nous devrons émettre à une dizaine sur le même site. » dit pour simplifier Jérôme Roisin, directeur de Radio Déclic.

Tout le monde attend les appels à candidature, annoncés pour le premier trimestre. En juin, les radios prévoient de se retrouver dans les Vosges pour faire le point.

Propos recueillis dans le journal L'Est Républicain des Vosges du 8 février 2008

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                Radio Déclic 87.7 / 101.3 / 89.6 fm
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